Illustrateur, auteur bd, et formateur, je présente ici des articles sur le dessin et la bande dessinée.
16 Février 2008
Allez, un petit rappel de la référence du livre :ECRIRE SON SCENARIO - Manuel Pratique
Auteur(s) : Maryse Leon-Garcia
Éditeur : Dixit
Genre : CINEMA
Présentation : Broché

On en est à peu près à la moitié de ma synthèse sur l'écriture de scénario, puisque j'ai découpé 53 points essentiels. Même si j'ai lu d'autres livres que celui-ci, ou pu voir l'approche du héros au mille visages de Joseph Campbell, livre qui a entre autres bien inspiré Lucas pour les guerres de l'étoile (Ben, ouais quoi, vous traduisez comment Star Wars ?)— recopiant ces notes, je trouve toujours que l'approche de Maryse Léon-Garcia est d'excellente qualité. N'hésitez à jeter un œil sur le livre, je ne fais qu'une synthèse, il y a des exercices et tout et tout.
Ce sont des notes que j'ai prises à l'époque, donc c'est loin d'être rédigé et parfois dense et peut-être un peu abscon.
Les dialogues et leur maniement révèlent le concept d'un scénario : y-a-t-il prééminence du visuel ? Nous voyons que nous ne sommes pas dans la réalité ?
-Hâcher, intervertir, éroder, déformer, les dialoguesne peuvent se substituer à l'action et doivent être le contraire d'un exercice littéraire ou philosophique
(entre parenthèse, en lisant cela, je repense aux mauvaises vibrations que je percevais de façon obscure en voyant certains dialogues dans le travail à deux, des moments où le texte, écrit par le "littéraire" devenait autonome. Le grand art du dialoguiste est vraiment de se faire oublier. Les meilleurs dialogues d'Audiard par exemple ne sont pas ceux où il a presque concurencé Frédéric Dard)
Le dialogue est rare. Dit l'essentiel et le dit vite sans répétition
Chaque personnage a une voix particulière. Les écouter quand ils "boudent" car ce n'est pas eux qui parlent alors. Et utiliser là (et ailleurs) tous les signes visibles pour révéler leur personnalité : objets, vêtements, gestes, tics, lieux.
Comme on dit en anglais TALK IS CHEAP. C'est à dire que faire bavarder les personnages ne coûte pas cher. Tiens, pourquoi on pense au ciné français en lisant cela ?Dans l'histoire, et dans la vie, on croit à ce que le personnage fait, et non pas à ce que le personnage dit.
Dans les dialogues, jouer sur la contradiction qui donnera de l'humanité et éloignera des clichés
• on parle pour s'entendre parler
• pour ne rien dire
• pour meubler la conversation
• pour gagner du temps
• pour le perdre IoI
Étonner ! lire à haute voix, cacher les noms et deviner QUI parle. (pour la bd il ne me semble pas indispensable de lire à haute voix, je pense qu'il faut essayer de lire ses propres dialogues comme un lecteur de bd, c'est à dire à haute voix ..intérieure)
• les faits arrivent l'un à cause de l'autre.Causes-->Conséquences-->Dénouement
• Idéalement, chaque histoire doit générer sa propre structure. La forme doit être originale.
• Mais cette structure doit être invisible.
- Crescendo statique : comme tenter de convaincre un interlocuteur borné, malgré les événements les personnages n'arrivent pas à réagir et la fin est inéluctable.
- Crescendo saccadé : l'histoire progresse par bonds, rebonds, électro-chocs qui laissent le spectateur pantelant et épuisé.
- Crescendo à montée régulière : évènements de plus en plus graves, touchent le personnage de plus en plus près.