Bon, les scanns sont pas retouchés complètement, mais comme certains ont hâte de voir la page, là voici !
Clik pour agrand. as usual. Ici vous pouvezvoir la page 01.
Jean-Paul Aussel, je suis assez fier de vous ! IOI, je ne vais pas retoucher de dessins, je préfère avancer sur la suivante, j'ai déjà deux trois idées de corrections, et vos remarques dans
ce sens sont les bienvenues.
Faire un bon scan passe par une bonne calibration. Que l’on fasse du niveau de gris ou couleur ou du bitmap, les réglages par défaut sont souvent mal adaptés.
Je scanne en bitmap, pour faire sauter tous les crayonnés gris, bleus, etc et surtout pour avoir une certaine dureté du trait que le scan en niveau de gris émousse. Pour me paramétrer mon V350
EPSON j’ai réalisé une mire.
Il s’agit de coups de pinceaux divers, d’un aplat noir, mais pas avec un noir totalement opaque (c’est-à-dire par l’aplat super fignolé). Puis de différents points (pétouilles !) au Rotring ou à
la plume.
Le but est ensuite de déterminer quels points on veut bien voir disparaître, car plus on scanne en baissant l’intensité plus les aplats laisse voir des « trous » qu’il faudra boucher dans
photoshop. C’est aussi très intéressant pour paramétrer les hachures qui vont être plus ou moins bouchées.
Pour info cette calibration m’a fait passé ma valeur de scann de 100 par défaut à 77 !
C’est pas rien ! et j’ai enfin perdu le côté rondouillard que j’avais dans mes scanns d’autant..
Les croix correspondent à des endroits ou mes traits parallèles se croisent vraiment. Ça très intéressant à voir dans ce qui est obtenu dans les différents essais, les endroits où les scanns sont
vraiment bouchés et ceux où ces traits se retrouvent séparés.
Je viens definir ma page 2 en encrage alors
j'ai repeint mon mac en rouge !
Non, c'est même pas vrai ! J'ai d'abord repeint le mac en rouge ! J'ai profité du week-end Pascal (Brutal) pour ré-agencer un peu mon atelier. Pourquoi un écran devant la table à dessin ? J'aime
regarder (et surtout écouter) un film, re-re-regarder les films que j'aime, les films de SF, les bons, les mauvais, ça me permet de poser beaucoup de question sur ce qui est une bonne et une moins
efficace narration. Ça me permet de plonger plus rapidement dans un monde onirique. (Alors qui va deviner d'où vient cette image de main ?? C'est un film tiré d'une saga excellente, fait par un
grand réalisateur, et qui est à peu près une catastrophe du début à la fin IoI).
Quand je corrige les copies pourLignes et
Formations, ça me permet d'avoir
internet sous la main, pour voir quels sont ceux qui recopient leurs textes sur le net, ou bien d'avoir une vue sur tel artiste dont un élève me parle. (très agréable quand les élèves vous font
découvrir des artistes dont ils sont passionnés). J'ai eu d'ailleurs de belles pages de BD dans les dernières copies, certains et certaines ont vraiment de très bons potentiels, c'est très motivant
pour un prof.
Je me suis donc fait une tablette pour les lampes - trois, pour pouvoir éviter les ombres de la main et les reflets quand on encre- et tout cela était un
peu bricolo. J'ai donc décidé de tout repeindre -y compris l'écran avec une sous couche spéciale pour faire adhérer la peinture sur du plastique- en rouge pompier.
Et si vous regardez bien, même le G4 y a eu
droit sous la table. Bon, je vous rassure pour le boulot il y a un autre mac, plus puissant, et celui là n'a pas été repeint, parce que pour le travail de couleur, le rouge, c'est pas vraiment
neutre, hein ?
En tout ce lifting vermillon m'a filé une bonne énergie...Peut-être parce que je suis
Taureau ??? ; )
Toujours avec un emploi du temps bien garni que j'organise de façon de plus en plus drastique afin de dégager de longues journées de BD. Je n'ai pas encore monté la page 2 dans sa totalité. Je
voudrais parler un peu d'encrage, et ce soir ce sera juste une case en étape intermédiaire. A bientôt.
sur l'agrandissement on peut voir quelques unes de mes nouvelles approches. Je fais un crayonné moins précis afin d'avoir un plaisir à l'encrage, et ne pas me retrouver à faire deux fois le même
travail. Aussi pour avoir un pinceau plus libre parfois. J'ai utilisé différents feutres, jaune, bleu, qui ne passeront pas à la reproduction et qui m'ont permis de lancer des traits principaux
et ainsi de remplir le plus vite possible la page blanche.
Parce que moins elle est blanche, moins le dessinateur s'angoisse !!!
Sur le crayonné j'ai positionné un calque pour préparer la mise en place des noirs, avec une progression dramatique. C'est un repère qui m'a été utile comme ligne directrice.
Je suis sur l'encrage de ma page et je vous envoie en attendant quelques nouveaux points sur le scénario.
Yahou, c'est parti !
50 - Scènes particulières
"toute piste ouverte doit être fermée" -Chaque fois que je vois ou lis une bonne histoire, je suis émerveillé de voir à quel point tout est lié, en élégance.
Scènes d'ouverture :
Jonction entre l'univers du dehors et le mien. Le lecteur ne doit pas avoir le moindre doute :
"ce monde est autre".
Donner rapidement les clés sur mon univers, les personnages et au sujet du scénario. Donner le ton.
Scènes Hooks :
Hameçon. Ne pas hésiter à dire tout en un temps record. Utiliser ce qui est parfait et tout, sans être économe.
Scène "Jack the explainer" :
Personnage qui explique tout. La plupart du temps assomme le lecteur (en film ça peut mieux passer avec beaucoup de talent !)
Dénouement :
Tout doit converger, tout a convergé vers cette scène : elle ne peut être qu' i.n.o.u.b.l.i.a.b.l.e. !
Déus ex machina :
C'est le hasard qui vient résoudre les nœuds de l'intrigue (ou un Dieu quelconque). A fuir, sauf si cet artifice est présent tout au long du scénario.
Dénouement qui ment :
Le dénouement doit être naturel au scénario. Sinon c'est la catastrophe, c'est à dire la frustration pour le lecteur.
Dénouement anticipé :
Placé au début du scénario, et le scénar est alors un flashback par exemple.
51 - Synopsis-résumé :
Le résumé fait 5 lignes.
Le synopsis maximum 10 pages.
Le synopsis doit accrocher, s'entraîner à le raconter en sachant
maintenir, captiver l'attention.
La vérité n'intéresse personne, ce que le public
veut c'est une bonne histoire.
Écrire le synopsis au début du processus est un galop d'essai
qui m'entraîner dans une direction inatendue ou me recentrer
ou me transmettre des signes d'épuisement sur le sujet.
Cela revient à tester mon intimité avec le sujet. Si le synopsis
est banal, c'est que mon sujet m'ennuie déjà. S'il est dynamique
et qu'il me surprend c'est que je suis en connivence avec mon histoire.
52 - Lecteurs
Ne pas prendre en compte les lecteurs du scénario qui se cantonnent
aux commentaires généralistes et clichés.
La bonne critique souligne les points précis où le bât blesse.
53 - Énergie :
Chaque scénario possède une quantité d'énergie propre limitée.
Trop en parler, trop le faire lire use le capital.
Ce qui va faire avancer ce projet c'est ma foi en lui.
La réussite et l'échec sont deux impostures - Laureen Bacall.
Seul compte le chemin que j'ai réalisé avec cette histoire. (c'est grand ça !)
———————
Et bien voilà, c'est fini ! J'espère que ces 53 points, synthétisés
d'après
ECRIRE SON SCENARIO - Manuel Pratique
Auteur(s) : Maryse Leon-Garcia
Éditeur : Dixit
Genre : CINEMA
Pourront en aider certains zé certaines, en tout cas, je vous les ai recopiés avec grand plaisir.